Imre Kertesz, juif hongrois, est déporté à 13ans dans un camp de concentration, quelques temps après son père.
Et oui, encore un livre sur les camps de concentration.
C'est exactement ce que je me suis dit en voyant ce livre.
Cependant, le style de l'auteur est très sec, sans la moindre expression de sentiments. Evidemment, on a le droit aux récits sur la faim, la soif, la saleté, la misère, la douleur, les plaies ouvertes, les infections, etc... mais il est très surprenant de constater la froideur, voire l'indifférence de l'auteur face a ce qu'il a vécu...
Mais le pire, je vais vous le faire lire tout de suite:
Lorsque le jeune Imre rentre chez lui après la libération:
-"Ma mère m'attend et elle sera sûrement heureuse de me revoir, la pauvre. [...]il n'y a aucune absurdité qu'on ne puisse vivre tout naturellement, et sur ma route, je le sais déjà, me guette, comme un piège incontournable, le bonheur. Tout le monde me pose des quetions a propos des vicissitudes, des horreurs: pourtant en ce qui me concerne, c'est peut-être ce sentiment-là (le bonheur) qui restera le plus mémorable. Oui, c'est de cela, du bonheur des camps de concentration dont je parlerais la prochaine fois, quand on me posera des questions."
Et oui, j'ai moin aussi été très surprise en lisant ces lignes. On m'a dit que c'était surement un moyen pour lui d'oublier, de ne plus y penser... Mais, je dois avouer que ça met tout de même mal à l'aise. Il y a souvent des passages ou il décrit les allemands comme étant beaux et organisés, ou il dit que reçevoir des coups c'est naturel quand on laiise tombé un sac ou bien que se retrouver tous entre juifs, c'est quand même sympa... Même au moment de la libération, il s'endort...
En fin bref, du jamais vu, et c'est certainement ce qui fait l'originalité du livre et qui le rend intéressant.
Je vous avoue être complètement perplexe quant à la note à donner... J'ai aimé le fait que le livre ne rentre pas dans les tonalités habituelles des oeuvres sur les camps, mais totalement désemparée face à ces propos dérangeants...
Alors je vous laisse me dire ce que je dois faire...
Meuh-Meuh